Historique

L’origine du nom « Le Mesnil-Esnard »

La première mention qui soit conservée du Mesnil-Esnard remonte à 1055 sous la forme latine de Einardi Mansionali. Elle allait connaître bien des transformations liées à l’influence de la prononciation, comme en témoignent les écritures médiévales de Maisnilli Enardi en 1212 ou du Mesnil Lyenard en 1451, avant sa forme actuelle, attestée pour la première fois en 1456.
Ces orthographes font ressortir un nom composé. Le premier élément est un dérivé du latin mansio signifiant l’habitation ou la demeure, toponyme très fréquent qui entre, par ailleurs, dans la dénomination de 9 communes du département. Le second élément, Esnard, provient du nom germanique Einardus sur lequel est également formé le nom de la commune de Champenard (Campo Enardi), située près de Gaillon.
Certains auteurs ont émis l’idée, en retenant l’orthographe médiévale de Lyenard, que ce nom serait la déformation de Léonard, second patron de la commune. Invoqué pour une délivrance, qu’il s’agisse des femmes enceintes ou des prisonniers, il devint un saint très populaire lorsque son culte se répandit après les Croisades. Plusieurs libérations miraculeuses lui furent attribuées...

En un siècle, un petit village rural est devenu une véritable ville...

Elégante commune résidentielle située aux portes de Rouen, Le Mesnil-Esnard offre, sur le plateau dominant la vallée de la Seine, l’image d’un harmonieux paysage urbain organisé de part et d’autre de la route de Paris et se fondant progressivement dans la campagne alentour.
Village rural, il est devenu une ville dont le centre primitif, organisé autour de l’Eglise Notre-Dame, s’est déplacé depuis le percement de la route de Paris au XVIIIè siècle.
Afin de répondre à la croissance démographique amorcée au milieu du 19ème siècle, plus de 1300 logements, des maisons individuelles pour la plupart, ont été édifiées. Elles confèrent au Mesnil-Esnard son caractère résidentiel.

La Cité s’organise...

En 1927, Marcel Lowenstein, industriel qui avait acquis le château de la Châtaigneraie en 1920, dota la commune d’un casino dans lequel les mesnillais prirent l’habitude de se divertir en jouant aux petits chevaux ou en dansant. Devant le succès de cet établissement, la commune décida de l’acquérir en 1935 pour le transformer en salle des fêtes, aujourd’hui divisée en logements (rue Romain Docquet).
Le 1er août 1937, Edouard Herriot, Président de la Chambre des députés, inaugura la nouvelle mairie ainsi que l’école primaire qui porte son nom.
Vingt-trois ans plus tard, l’évolution de la commune était saluée par le Général de Gaulle, lors de son passage, le 9 juillet 1960.
Depuis 1966, la construction de l’actuelle salle des fêtes, puis la réalisation successive de plusieurs lotissements ont transformé Le Mesnil-Esnard en lui donnant un caractère plus urbain. Cette urbanisation entraîna la création de nouveaux équipements :

  • en 1976, la résidence des Pérets pour les personnes âgées,
  • en 1977, le collège Hector Malot,
  • en 1981, l’école maternelle Jean de la Fontaine,
  • en 1993, la crèche, la restructuration de l’école Edouard Herrriot et la Maison d’accueil du Moulin des Prés pour personnes âgées dépendantes.

En 1999, fut élaboré le projet du nouveau centre urbain que nous connaissons aujourd’hui, première étape de la naissance du 21ème siècle.

D’après l’ouvrage « Sur le chemin de nos mémoires » de Pierre Molkhou, publié en 2000.

Eglise Notre-Dame (Place Quibel)

img4cb85559707b4Léonard de Noblat et Léonard Murialdo sont aussi les patrons de la paroisse. Les fondations de l’église remontent au XIIe siècle et son clocher octogonal date du XVIe siècle. Le porche et le nouveau clocher de pierre blanche ont été édifiés au XIXe siècle.
Depuis, la commune fait face à une régulière croissance démographique et se dote progressivement de nouveaux équipements (l’Espace de Loisirs, la salle Bernard Denesle,
le restaurant scolaire, l’Espace Léonard de Vinci en 2009 et plus récemment la nouvelle crèche municipale...).

 

Maires du Mesnil-Esnard

  • 1790 – 1795 M. Pierre Cauchois
  • 1795 – 1803 M. Nicolas Jumelin
  • 1803 – 1805 M. Jacques Le Boullenger
  • 1805 – 1806 M. François Roger
  • 1806 – 1808 M. Pierre Cauchois
  • 1808 – 1814 M. Arthur Delacroix
  • 1814 – 1819 M. Jean-Baptiste Dugripon
  • 1819 – 1821 M. Jean-Jacques Chatel
  • 1821 – 1831 M. Augustin D’Houppeville De Neuvillette
  • 1831 (9 mois) M. Bienvenu Pinel
  • 1831 – 1842 M. Jean-Pierre Petit-Legentil
  • 1842 – 1848 M. Georges De Dessuslamare
  • 1850 – 1871 M. Jean-Baptiste Bertin
  • 1871 – 1892 M. Narcisse Jullien
  • 1871 – 1892 M. Jean-Martin Milvaque
  • 1892 – 1894 M. Jules Bocquet
  • 1894 – 1910 M. Emile Lecoeur
  • 1910 – 1911 M. Victor Garnier
  • 1911 – 1912 M. Napoléon Blondel
  • 1912 – 1913 M. Victor Garnier
  • 1913 – 1917 M. Augustin Paradis
  • 1917 – 1921 M. Raymond Saas
  • 1921 – 1925 M. Charles De Meilliers
  • 1925 – 1944 M. Gabriel David
  • 1944 – 1945 M. Paul Pesquet
  • 1945 – 1947 M. Gabriel David
  • 1947 – 1971 M. Maxime Magniaux
  • 1971 – 1989 M. Pierre Dailly
  • 1989 – 1998 M. Bernard Grassin-Delyle
  • 1998 – 2008 M. Jean Harel
  • 2008 – 2014 M. Serge Cramoisan
  • Depuis le 29 mars 2014 : M. Norbert Thory

Les personnalités mesnillaises

Bernard Denesle (1925-1994)

Il commença sa carrière sportive dans les chasseurs alpins. Après avoir participé à la Libération de la France, il part au Fort Carré d’Antibes enseigner les sports de combat.
Son devoir filial le rappelle en Normandie où il est nommé enseignant d’EPS au Centre H. Fayol de Grand Couronne de 1949 à 1951.
Dès 1950, il joua avec l’équipe de l’A.S. Mesnil-Esnard en excellence et contribua au développement de ce sport en arbitrant à tous les échelons (y compris National).
Sportif complet, il n’oublia guère les sports de combat et particulièrement le judo.
« Savoir se faire respecter pour éviter la violence » c’est ce qu’il inculquait aux centaines de jeunes judokas qui ont appris le judo sous sa direction.
Il savait conjuguer avec succès sa vie de sportif et celle d’Elu Mesnilllais. Conseiller Municipal dès 1965, il avait revêtu l’écharpe de maire-adjoint en 1989. Il n’hésita pas à partir encadrer les vacances de neige 1990. Très fier de sa commune, ville sportive, il s’ingéniait à favoriser toutes les occasions de se rassembler autour du sport.
En son hommage, le centre culturel et sportif porte son nom depuis le 21 mai 1995.

Hector Malot (1830-1907)

img4cb85742562cbEcrivain, il vécut au Mesnil-Esnard de 1849 à 1853 lorsque son père exerça les fonctions de juge de paix du canton de Boos.
En son hommage, le collège public du Mesnil-Esnard porte son nom depuis 1977.

 

 

 

Raymond Quibel (Rouen, 1883 – Le Mesnil-Esnard, 19 septembre 1978)

Peintre et décorateur rouennais.
Il est l’auteur des sièges et des tapisseries d’une salle à manger du paquebot Normandie.
Grand prix de l’exposition des Arts décoratifs de 1915. A la fin des années 20, il s’installa au Mesnil-Esnard, au 17 rue Sadi Carnot.
Il devient membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen en 1950. En son hommage, une place porte son nom dans notre commune.
Pour admirer quelques-unes de ses œuvres, visitez le musée de Rouen.

Gaston Sébire (1920, Calvados – 2001)

Peintre figuratif, impressionniste. Après ses études à Saint-Evode, il travaille de 1936 à 1944, la nuit aux P.T.T. pour pouvoir peindre le jour. Réalisant ses premières expositions dans la région de Rouen vers 1945. Il s'installe à Paris en 1951 et va très vite exposer dans les galeries : Visconti, Charpentier, Drouant et par la suite Findlay. Sa première grande réalisation va être la conception des costumes et des décors de L'Ange Gris, ballet de Claude Debussy pour le Marquis de Cuevas en 1953. Cette même année, il part pour la Casa de Velãquez à Madrid (Espagne). Il est lauréat de cette vénérable institution et fait partie de la 24e Promotion artistique avec ceux qui resterons ses amis Jacques Berland, Marcelle Deloron et son mari Jean Joyet, Sauveur Galliero Lucien Guezennec graveur, Jacques Hirtz, Roger James, Henriette Lambert, André Nonès, Olivier Pettit sculpteur, Ernest Risse et Geoffroy Dauvergne, normand d'origine comme lui et qui est là depuis 1952. Peintre de la Marine en 1973. Membre de l'Académie de Rouen en 1973. Pendant toute la seconde moitié du XXe siècle il exposa dans les principaux salons parisiens, il fit notamment partie du groupe de Maurice Boitel au salon de peintures "Comparaisons", pendant quarante-cinq ans. Actuellement il a des œuvres au Musée d'art moderne de la ville de Paris et Musée des Beaux-Arts de Rouen.
Il vécut au 160 Route de Paris au Mesnil-Esnard.

Ernest Longval (1859, Pont-Audemer – 1916)

Il s’installa dans la commune où il reprit et développa la briqueterie du Haut-Hubert. Il devint adjoint au maire du Mesnil-Esnard au début du siècle et mourut en 1916 en défendant une jeune femme agressée par un homme ivre.

Stanislas Bilyk

Charles Scherer

Résistant mesnillais qui fut arrêté dans sa maison en 1943 et mort en déportation. Pour honorer sa mémoire, une rue porte son nom au Mesnil-Esnard depuis 1946.

Pierre Tarlé

Résistant mesnillais qui fut arrêté par la Gestapo en 1942 et mort en déportation.

Monuments

Au début du 20ème siècle, la commune était riche de nombreux monuments. Il ne nous reste plus, aujourd’hui que quelques uns d’entre eux. Mais les photos demeurent.

  • Château de la Lande aujourd’hui disparu
  • Château du Mesnil aujourd’hui disparu
  • Ferme de la Lande à redécouvrir en haut de la Côte de Waddington
  • Château de la Châtaigneraie aujourd’hui lycée technique
  • Villa Beauséjour à redécouvrir rue de Belbeuf
  • Château de la Neuvillette aujourd’hui la Providence
  • En 1897, Marcel Requier, ingénieur et entrepreneur de travaux publics lança les travaux pour créer la liaison de tramway entre Rouen et Le Mesnil-Esnard. La ligne fut inaugurée le 21 mai 1899. Le tramway, circulant au milieu de la rue, partait de Rouen à la hauteur du Pont Corneille, montait sur le plateau et terminait sa course ½ h plus tard, après une distance de 6 km, à l’intersection de la route de Paris et de la rue de la République.La création du tramway fut un succès et 6 motrices assurèrent rapidement une quarantaine de rotations par jour grâce à l’énergie électrique fournie par une usine implantée à Bonsecours. Cette liaison fut prolongée, après la 2nde Guerre Mondiale, jusqu’à l’Hôtel de Ville de Rouen avant de subir la concurrence des lignes d’autobus. Elle lui fut fatale, le dernier tramway quitta Le Mesnil-Esnard le 24 février 1953.
  • L’Hôtel de Ville du Mesnil-Esnard n’a pas toujours été celui que nous connaissons aujourd’hui, voici l’ancienne mairie.
  • Le 1er août 1937, la mairie et le groupe scolaire baptisé Edouard Herriot du Mesnil-Esnard ont été inaugurés par M. Edouard Herriot. Il coupa le ruban qui barrait l’entrée en prononçant : « belle mairie, si claire, si gaie... ». Le bel aspect de la salle des délibérations, les boiseries, l’ensemble du mobilier d’acajou, les splendides panneaux décoratifs du peintre Quibel suscitent l’admiration sincère du Président Herriot et de tous les visiteurs. Elégant Hôtel de Ville plus vaste et plus fonctionnel, en retrait de la route de Paris afin de disposer d’une esplanade pour les manifestations officielles et le stationnement a été construit en 1937 par l’architecte Pierre Lefebvre. Les formes carrées de cette bâtisse trône sur la place du Général de Gaulle.
  • Les anciens locaux du bureau de poste construits en 1929 révèle une architecture typique des années 30. Ces locaux accueillent depuis 1996 la Bibliothèque pour Tous et l’association AVF.
  • Face à l’extension géographique, l’abbé Catoix, décida en 1964 de construire une chapelle dans le quartier de Neuvillette, projet confié à M. Robinson, architecte rouennais. Les travaux de l'église débutèrent le 2 janvier 1971 et l'église fut consacrée le 30 octobre 1971. Placée sous la protection de Saint Jean Bosco (fêté le 31 janvier, St Jean Bosco est représenté accompagné d'un enfant.). Prêtre italien, né à Becchi, (1815-1888), il s'intéressa au sort des enfants pauvres, pour l'éducation et la formation desquels il jeta les bases de la congrégation des Salésiens, dont le premier chapitre se tint en 1859. Dom Bosco fut un des grands éducateurs du XIXe siècle. Il était connu pour sa confiance inébranlable en Dieu. Il a été canonisé en 1934.

Infos

Site Officiel du Mesnil Esnard
Place du Général de Gaulle
CS 40003
76 240 Le Mesnil-Esnard
Tél. 02.32.86.56.56

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